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Les tiroirs

6 mars 2013

Le printemps arrive, l’air se fait doux, la lumière plus généreuse. J’ai rêvé de sorciers, de dangers, des situations compliquées comme seuls les rêves peuvent inventer. Ce matin, j’ai réconforté, sur Internet, un ami qui m’avouait être anxieux : situation familiale difficile, à l’étranger, examen à venir, etc. Je comprenais son angoisse, lui ai généreusement écrit des mots rassurants, qu’il ne fallait pas s’en faire, que la vie continue toujours au-delà de nos pires craintes. Il m’a remercié.

Nos tiroirs sont remplis de ces problèmes que l’on crée souvent soi-même. Moi, l’artiste, suis sans doute le premier à pelleter par en avant et puis, un jour, je me ressaisis et militarise mes pensées, enrégimente le courage. Ce même ami m’a demandé si j’étais heureux. Je lui ai répondu que oui : je suis aimé, j’aime ce que je fais ; je n’ai pas tant besoin de courage pour faire les choses parce que je ne m’y sens pas contraint.

Ma seule appréhension secrète demeure Les Mailles sanguines. J’arrive au premier tiers de la révision. Mon réviseur est parti en vacances et je n’aurai de nouvelles pages à corriger que dans un mois, je crois bien. Mais d’ici ce temps-là, aurais-je quelque chose à annoncer au monde entier ?

Plaçons le tout dans un tiroir. Je ferai le ménage un peu plus tard. Je dois, dans un premier temps, mettre de l’ordre dans mes finances, éternel recommencement.