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Les anciens symboles

18 avril 2014

On sait à la fois beaucoup et peu sur eux. Leur civilisation est contemporaine de l’ancienne Égypte et celle de la Mésopotamie. Plusieurs contrées racontent les avoir rencontrés, parlés. Leurs villes étaient étonnamment bien structurées. Les maisons possédaient leurs latrines, leur puits, les eaux usées étaient collectées, le royaume était grand.

On ne sait s’ils étaient gouvernés par des rois ou des prêtres. Leur écriture demeure toujours un mystère. Quand leur civilisation s’est évanouie, environ 1 800 ans avant notre ère, il n’est resté que des vestiges énigmatiques, des murailles encore droites, des canaux d’irrigation toujours utilisés et, parfois, enfouis sous des bâtiments d’autres civilisations, de grands puits collecteurs autour desquelles d’anciennes religions persistent encore à engouffrer leurs mystères.

Tout juste aux frontières de la préhistoire, ce peuple rappelle que l’esprit humain a vite appréhendé et conquis le monde. Leurs idées, leurs peurs, leurs angoisses, leurs rêves nourrissent sans aucun doute notre psyché.

La civilisation des Indus a depuis longtemps disparu, cela nous rappelle que ce qui est grandiose s’amenuise, que ce qui naît s’enroule inexorablement autour de la grande roue du devenir.

Il y a 4 000 ans, des gens souriaient, s’aimaient, espéraient. Ils cultivaient la terre, irriguaient et récoltaient. Ils priaient pour sûr. Leurs âmes se sont évaporées comme les nôtres partiront en fumée.

Le temps n’est pas le blé d’une seule saison. Il s’abreuve à des rivières profondes qui creusent des canyons aux parois âpres sur lesquelles nos mains s’agrippent tant bien que mal jusqu’à ce qu’elles lâchent, ensanglantées et sans force.

À regarder si loin en arrière, à lire sans comprendre la pensée de ces anciens esprits, comment ne pas se rendre compte qu’il faille faire la paix avec l’avenir ? Que notre destin est d’avancer et construire, non de faire la guerre qui sera toujours et toujours vaine ?

Pourquoi l’Humanité tarde-t-elle à s’ancrer dans le bonheur ? Après tout ce temps, n’avons-nous rien compris ?